Woltar Contrats

Fourre tout d'Asherya et ses copines.
 
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 Aaron - Diamond

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Onyric



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MessageSujet: Aaron - Diamond   Dim 24 Juin - 21:28

Durant tout l'entretien, Armand garda son large sourire scotché aux lèvres, pas le moins du monde alarmé par le discours de Beverlie. Ses affirmations le faisaient doucement rire intérieurement, bien qu'il sache que tout cela était très sérieux. Lorsque la woltarienne mentionna son "petit cadeau", le jeune homme arqua un sourcil, intrigué. Que pouvait-bien être ce cadeau ? Armand leva les yeux sur Beverlie, qui s'était rassie, et se mit à ricaner. Par Pala, ce qu'il était impatient de voir ce qu'elle lui avait préparé ! La woltarienne donna l'ordre de le mettre à la porte, et Aaron se releva, visiblement furieux, avant de se mettre à crier sur son chef. La gifle partit, et Armand éclata d'un rire hystérique. Deux hommes vinrent pour le tirer jusqu'à la sortie, et le jeune homme cria, moqueur :

-HAHAHA ! Obéit à ta môman, vilain garçon ! HA HA HA !!

Le rire et les hurlements fous du jeune chef résonnèrent encore un petit moment, avant de finalement s'éteindre complètement. À l'extérieur, Armand sautait sur sa moto, avant de s'empresser de rejoindre son quartier. Excité à l'idée de trouver une belle surprise, il arriva à toute allure devant son immeuble. Le woltarien descendit de son engin, puis l'un de ses hommes accourut, horrifié.

-Che... Chef ! Les jumeaux, ils sont... Ils... Hoqueta-t'il, avant de finalement lever les yeux vers l'immeuble, désignant l'un des balcon d'un signe de main. Armand suivit son regard, puis se mit à rire en voyant les cadavres de Donte et Dante exposés, marqués d'un O et d'un B.

-Magnifique, sublime... Des artistes ! Souffla-t'il, un large sourire aux lèvres, avant de se mettre subitement à grogner. Il se tourna vers l'homme, qui le dévisageait, puis hurla :

-QU'EST-CE QUE T'ATTENDS POUR DÉGAGER CE TRUC ?!

Le pauvre woltarien sursauta, puis partit chercher de l'aide en courant, terrorisé à l'idée de vexer son chef. Satisfait, Armand pénétra dans son immeuble, puis rentra dans l'appartement de son père, qu'il habitait désormais avec sa petite soeur et sa mère. Celles-ci ignoraient qui avait assassiné Enrico, et se contentaient de faire leur deuil sans se poser de questions. Lorsqu'il arriva dans le salon, une femme d'âge mûr se tourna vers lui, puis lui fit un grand sourire plein de tendresse.

-Mon petit garçon... Souffla-t'elle, avant de se lever de son canapé pour venir l'embrasser et le serrer dans ses bras. Armand lui rendit son étreinte en gonflant les moustaches.

-Ta soeur t'as attendu, elle ne veut pas dormir sans que tu ne la bordes.

Sur ces mots, le woltarien se sépara de sa mère, lui donna un baiser sur le front puis se dirigea vers une petite porte blanche ornée de plusieurs grosses fleurs roses. Le jeune homme entra en silence, puis fit un petit sourire en voyant sa soeur assise dans son lit, bras croisés et mine boudeuse. Armand s'approcha, puis s'agenouilla près d'elle.

-Tu boudes ?

La fillette ne répondit pas, furieuse. Le blond eut un petit rire, puis leva lentement les mains en remuant les doigts.

-Dit moi ce qui ne va pas, sinon je te torture ! Menaça-t'il, amusé.

Un léger sourire apparut sur les lèvres de la woltarionne, qui s'efforçait cependant de garder un air sérieux. Comme elle restait silencieuse, Armand se jeta sur elle et la chatouilla de partout. La fillette se mit à rire en se tortillant, jusqu'à ce qu'elle attrape les poignets de son frère en riant.

-D'accord, d'accord, je te dis !

Armand s'agenouilla de nouveau, puis posa sa tête sur la jambe de sa soeur, attentif. La woltarienne joua un instant avec ses doigts, avant de poser les yeux sur son frère.

-T'avais promis que tu serais là tout le soirs au moment du dodo, comme papa. Lâcha finalement la petite fille en fronçant la truffe. Armand baissa les yeux, réfléchit un instant, puis se releva. La woltarienne se décala sur le lit afin de lui laisser de la place, puis il s'assit à ses côtés et la prit dans ses bras.

-Les adultes ne font pas toujours ce qu'ils veulent, tu sais.

Il sentit que la fillette se mettait à sangloter, puis il baissa les yeux sur elle.

-Papa... Papa disait ça aussi, et il est... Mort ! Gémit la woltarionne avant de se séparer un peu de l'homme pour le regarder droit dans les yeux

-Moi j'veux pas qu'tu meures !

Armand lui fit un petit sourire, puis la reprit contre lui. Lentement, il lui caressa les cheveux puis lui souffla :

-Je serai toujours là pour toi, ma soeur, ton grand frère ne part pas...

Il passa un long moment à la bercer contre lui, jusqu'à ce que la petite fille s'endorme paisiblement, apaisée. Le woltarien la coucha doucement, puis la couvrit avant de quitter la chambre. Il retourna dans le salon, salua brièvement sa mère, puis sortit de l'appartement. Il sauta sur sa moto et rejoignit le vieil hangar. Plusieurs hommes l'attendaient, chacun tenant fermement un condamné à mort. Armand attrapa son pied de biche, puis commença les exécutions. Lorsque tous furent morts, le woltarien admira un instant les corps, avant de se mettre à ricaner.

-C'est du gâchis de jeter toute cette viande, tout de même...

Les hommes, habitués aux idées tordues de leur chef, ne firent pas un seul mouvement, attendant la suite avec appréhension.

-On pourrait en faire... Des pizzas ?

Certains se mirent à rire, d'autres déglutirent difficilement.

-Et après, on les distribuerait aux sans-abris. Continua le blond, avant de se mettre à ricaner en se passant une main dans les cheveux. Après quelques minutes, il reprit brusquement son sérieux puis jeta son pied de biche au sol.

-Exécution.

Les hommes échangèrent un regard. Ceux qui riaient, croyant qu'il plaisantait, se figèrent. Armand se tourna puis sortit du hangar, fier de sa nouvelle idée.

Les jours passèrent, et plus le temps s'écoulait, plus le woltarien était nerveux.

-Recrutez enfants, jeunes, vieillards, femmes, malades mentaux... Tout ce qui peut tenir une arme et s'en servir ! Retournez-leur la tête, promettez-leur des merveilles ! Et dissuadez-les de me trahir, faites leur savoir ce qui les attend si jamais ils OSENT me tourner le dos ! Ordonnait-il, hystérique, en hurlant sur quiconque osait pénétrer son bureau. Le woltarien s'efforça de s'attirer l'amitié des gangs voisins, ce qui fonctionnait, parfois... Mais pas toujours. Cependant, en quelques jours, le nombre d'hommes au service d'Armand avait considérablement enflé. Cette hausse soudaine buta certains petits groupes de délinquants, qui sentaient le danger approcher à des kilomètres. D'autres préféraient se joindre à Armand, séduits par la violence et la puissance de son gang. Le jeune chef renforça la sécurité de son quartier, arma jusqu'au dent tout ses hommes, se préparant à une guerre imminente. Beverlie lui avait lancé un défi, et il comptait bien le relever. Malgré tout, après quelques temps, les trahisons se multiplièrent. Des espions furent découverts parmi les nouvelles recrues. Ceux-ci furent évidemment exécutés sur le champ, mais ces mauvaises nouvelles se faisaient de plus en plus nombreuses et Armand commença à se demander s'il ne courrait pas droit vers sa mort, si bien qu'un jour, il se rendit chez un tatoueur, et lui demanda quelque chose de très spécial. Après plusieurs journées passées chez ce même tatoueur, le résultat le rendit encore plus intimidant pour ses hommes, qui commencèrent à s'adresser à lui tête baissée. Ce respect plut beaucoup au jeune chef, qui sentait son pouvoir grandir de jours en jours. Plusieurs tentatives d'assassinat furent déjouées, et la sécurité du meneur fut encore renforcée. Armand était dorénavant entouré de gardes jusque dans son bureau. Ceux-ci devaient donc supporter les monologues, les crises de colère et les rires hystérique de leur chef durant des heures. Un après-midi, le woltarien fit venir l'un de ses bras droit. Lorsque celui-ci arriva dans la petite pièce, après avoir été consciencieusement fouillé, Armand discutait avec la tâche contre le mur, l'appelant "papa".

-Vous vouliez me voir ? Demanda l'homme, attirant ainsi l'attention de son chef.

Armand se tourna, puis fit un grand sourire en voyant Fabio.

-Mon ami, mon très cher ami ! J'ai quelque chose de très spécial à vous demander...

Le woltarien se leva, puis passa ses mains dans son dos, un large sourire aux lèvres.

-Je n'ai jamais voulu de guerre, vous le savez bien. Depuis tout môme, je sépare des bagarres et je protège les plus faibles. On me force à combattre, et cela me désole, après tout...

Armand s'approcha de Fabio, un large sourire aux lèvres, puis lui souffla :

-... Je suis né avec la tête tranchée d'une blanche colombe entre les dents.

Le woltarien eut un léger rire, puis il se recula et continua :

-Assez plaisanté ! Vous savez que certains me surnomment "The Snake", alors, j'ai eue une idée géniale : à partir de maintenant, les condamnés seront jetés dans une cuve remplie des serpents les plus venimeux possibles. Des serpents seront tagués sur tout notre territoire, et je veux que chaque membre porte un serpent sur soi. Que ce soit un tatouage, un badge, un vêtement...

Fabio hochait vivement la tête, montrant ainsi son accord au chef. Armand posa une main contre sa gorge, et caressa doucement son serpent, qui avait désormais l'air de se faufiler entre les vaisseaux et les morceaux de chair tatoués sur sa peau.

-Parfait.

Beverlie n'avait plus qu'à arriver, dorénavant, il était prêt, même si pour cela il avait dû dépenser une somme astronomique d'argent. Ses affaires le lui permettaient, et cela ne devrait pas l'handicaper trop longtemps, mais la nervosité et le doute l'envahissait. Si jamais il tombait, il ne pourrait pas se relever...

***

De son côté, Diamond passait ses journées enfermée chez Aaron, terrorisée à l'idée de sortir. La nuit, elle gardait les yeux grands ouverts, craignant de se réveiller dans sa vieille cave. Parfois, elle appelait Kary et Mégara pour leur donner des nouvelles et les rassurer. Plusieurs fois, elles tentèrent de lui donner rendez-vous, en vain.

Un après-midi, la petite woltarienne osa une sortie. Elle se rendit dans une petite boutique, acheta deux casquettes et se rendit dans le centre pour les enfants défavorisés. La jeune fille rendit visite à ses deux petits amis, et leur offrit les deux casquettes. Le plus jeune fut ravi de ce cadeau, et s'empressa de rendre à la jeune fille sa propre casquette. Les woltariennes qui s'occupaient d'eux l'avaient lavée et les tâches de sang étaient parties. Ravie, Diamond la déposa sur sa tête et poussa un petit soupir. Elle avait l'impression qu'un petit morceau d'elle venait de lui être restitué. Elle tira la langue aux garçons, attrapa leur visière et les rabattit sur leurs yeux. Les woltarions se mirent à rire, puis se jetèrent dans ses bras.

-Je vous l'avais dit, elle vous a porté bonheur... Maintenant, ce sont les vôtres qui s'en chargent. Leur souffla-t'elle en les serrant contre elle.
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Onyric



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MessageSujet: Re: Aaron - Diamond   Dim 24 Juin - 21:28

Ploc...

Armand releva les yeux sur son petit oiseau en bois, qui se penchait déjà afin de tremper à nouveau son bec dans l'eau glacée du verre sur lequel il était accroché. L'après-midi était déjà bien avancé, et le jeune chef sentait sa sécurité et son pouvoir s'effriter lentement. La fidélité de ses hommes n'était plus ce qu'elle était, certains de ses alliés se rangeaient du côté adverse, et le woltarien se sentait en danger en permanence. Il ne pouvait pas perdre cette guerre. La sécurité de sa soeur et de sa mère en dépendait ! Il devait gagner, il devait...

Ploc...

Le woltarien poussa un soupir en se prenant la tête entre ses mains. Il resta là un long moment, immobile, écoutant le petit "ploc" du jouet perturber le lourd silence qui était tombé sur son bureau.

-Dit-moi petit oiseau...

Ploc...

Armand releva la tête et poussa un soupir en voyant l'oiseau se pencher à nouveau.

-... Quand serais-je enfin rassasié ?

Ploc...

-Je contrôle un gang, les hommes baissent les yeux en me voyant, j'ai tout le respect dont j'avais tant rêvé, depuis toujours... Pourtant, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose...

Quelqu'un tambourina violemment à la porte, interrompant le chef dans son monologue. Furieux, celui-ci se releva vivement, les moustaches hérissées.

-QUOI ENCORE ?!

Un homme, tremblant de la tête aux pieds, entra timidement puis annonça au meneur que ses serpents, tagués aux quatre coins du quartier, étaient progressivement recouverts. En entendant cela, Armand frappa le bureau, furieux, puis poussa un hurlement de rage qui fit sursauter tout les hommes présents dans la pièce.

-Et la cuve ??!

Le woltarien déglutit, tête baisée, puis s'empressa de répondre :

-Elle a bien été mise en place ! Trois condamnés ont déjà été jetés dedans aujourd'hui, la mort est lente et douloureuse, comme vous l'avez demandé...

Armand se laissa retomber sur sa chaise, avant de se mettre à sourire, ravi.

-Tout comme sera celle de ces enfoirés de l'O-B... Souffla-t'il, avant d'ordonner à l'homme de s'en aller.

Ce soir-là, Armand décida d'aller dîner chez sa mère. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'il ne l'avait pas vue, et il savait que celle-ci se faisait du soucis facilement. Il fut bien évidemment accompagnés de plusieurs gardes, qui se postèrent devant la porte de l'appartement, devant la porte de l'immeuble et un peu partout dans le couloir. En voyant son grand frère arriver, Mélodie arriva en courant et se jeta sur lui avant même qu'il n'ait eu le temps de franchir la porte d'entrée. Lorsqu'il la reposa sur le sol, la petite fille lui fit un large sourire, avant de baisser les oreilles en voyant ses nouveaux tatouages. Un peu effrayée, elle recula, puis percuta sa mère. Celle-ci l'attrapa par les épaules en fixant Armand, le regard sévère.

-Qu'est-ce que c'est que ces affreux tatouages, encore ?

Le woltarien se passa une main sur le visage, avant de faire un grand sourire.

-Ça ne te plaît pas ?

La femme fronça la truffe. Armand leva les yeux au ciel puis se dirigea vers le salon, contournant sa mère et sa petite soeur. La woltarienne ordonna à sa fille d'aller dans sa chambre, puis elle rejoignit son fils dans le salon. Celui-ci s'était déjà avachi dans le canapé. Elle croisa les bras, les yeux brillants, puis lâcha, après un court silence :

-Pourquoi, Armand ?

Le woltarien au pelage champagne leva les yeux sur sa mère, intrigué.

-Pourquoi... Pourquoi quoi ? Demanda-t'il, l'air innocent.

-Pourquoi tu ne donnes pas de nouvelles pendant des jours ?! Pourquoi tu reviens comme une fleur, avec d'immondes tatouages ?! Pourquoi ta petite soeur reçoit une peluche habillée avec l'insigne d'un gang, Armand ?!

Le jeune homme se redressa vivement, plus énervé que surpris. Il détala dans la chambre de sa soeur, entra sans frapper et la découvrit assise sur son lit, serrant un ours en peluche dans ses bras. Armand le lui arracha puis poussa un grognement en voyant sa casquette et son tee-shirt. Il retourna dans le salon, furieux, puis poussa un soupir en voyant sa mère sangloter.

-Maman, tu sais quand papa me faisait jouer avec son pistolet à billes, quand j'étais môme...

La woltarienne leva les yeux sur son fils, craignant la suite.

-... C'en était pas un.

Sur ces mots, Armand se retourna, puis se dirigea vers la porte d'entrée. Choquée, sa mère hoqueta, puis s'installa sur le canapé afin de ne pas perdre l'équilibre, bouleversée. Avant qu'il ne puisse passer le pas de la porte, une petite voix l'appela :

-Grand frère !

Le woltarien se retourna, puis posa un genou à terre afin de serrer la fillette dans ses bras. Depuis le salon, sa mère cria :

-Tu es mon seul fils, Armand ! S'il t'arrive quelque chose, je ne m'en remettrais jamais !

Armand soupira, embrassa le front de sa petite soeur puis claqua la porte.

Lorsqu'il arriva dans son bureau, le chef appela immédiatement ses hommes les plus importants, puis leur ordonna :

-Mettez ma famille en sécurité. Je ne veux plus qu'elle ait à baigner dans cette merde...

Le calme troublant du woltarien inquiétait encore plus ses hommes, qui craignaient qu'il n'explose à n'importe quel moment. Une fois seul, Armand se tourna vers la tâche contre le mur, puis souffla :

-Êtes-vous fier de moi, papa ? Souriez-vous en me regardant, depuis le Paradis ?

Le jeune homme se prit la tête entre les mains, puis demanda :

-Que dois-je faire ? Beverlie attaquera bientôt... Nous allons gagner, j'en suis persuadé, mais...

Armand poussa un soupir.

-... Mais si nous perdons ?

Le woltarien ferma les yeux. Il repensa à sa gloire, à la fierté de ses hommes en portant le symbole de leur gang, au respect qu'ils lui vouaient...

-Je suis le plus jeune chef de gang de l'histoire, je dirige le gang le plus puissant de la ville, j'ai accompli des exploits que personne n'avait jamais réussi à accomplir... Et je vais tout perdre, à cause de cette pisseuse de Diamond !

Armand se retourna, puis frappa violemment le bureau.

***

Diamond sursauta, le pelage plein de sueur. Elle sortit précipitamment du lit, puis poussa un soupir de soulagement en voyant qu'elle était bien dans la chambre d'Aaron. Depuis sa libération, la jeune fille ne cessait de faire des cauchemars. De jours en jours, elle s'enfonçait en peu plus dans ses souvenirs. En plus de cela, Aaron se montrait distant avec elle, ce qui la brisait un peu plus. Heureusement pour elle, Matt' passait régulièrement, et sa présence l'empêchait de se noyer complètement dans son malheur. Cependant, un après-midi, elle lui lâcha sans réfléchir :

-Tu sais, j'crois que j'aurais mieux fait d'crever dans ma cave.

Evidemment, la réaction de Matt' fut immédiate et Diamond se cacha le visage entre ses mains. Pourvu qu'il n'en parle pas à Aaron ! Quoique, le woltarien n'en aurait probablement pas grand chose à faire. Après ce qu'elle lui avait fait, c'était compréhensible... Lorsqu'il fut parti, la petite woltarienne réfléchit un long moment, installée sur le lit. La culpabilité la rongeait de l'intérieur. Puis une angoisse terrible la prit soudainement, et elle se mit à gratter ses bras impulsivement, si fort et si longtemps, qu'elle arracha des touffes de pelage et des morceaux de peau. Le sang dégoulina, et la jeune fille courut vers la salle de bain, craignant de tâcher les draps. Une fois rincée, elle ne prit même pas le temps de soigner ses plaies, et se contenta de les dissimuler sous les manches de sa veste. Ce n'était pas comme si quelqu'un s'en inquiétait, de toute manière... Matt' devait bien être le seul à se faire du soucis pour elle. Mégara s'en faisait pour Cronan, Kary ne se doutait de rien, Gabriel et Chris ne donnaient pas de nouvelles depuis longtemps, Aaron la traitait comme une inconnue... C'est ainsi que la solitude, la culpabilité, les souvenirs et la colère dévoraient Diamond, qui ne se donnait même pas la peine de lutter.

À quoi bon ? Je suis une menteuse et une meurtrière, je ne mérite plus l'amour de Pala, ni de qui que ce soit d'autre. Regarde toi, pauvre déchet... Se répétait-elle sans cesse, chaque jours en peu plus renfermée.

***

-Oui, voilà, comme ça...

Le petit tenait le flingue en tremblant, les deux bras tendus devant lui. Enrico lui caressa doucement les cheveux, avant de lui souffler dans l'oreille, agenouillé à ses côtés :

-Tu feras ce genre de choses très souvent, lorsque tu seras chef, mon garçon. Aller, maintenant, appuie...

Terrorisé, le garçon mit quelques secondes avant d'oser appuyer sur la gâchette. Le recul le surprit un peu, mais la balle atteignit parfaitement sa cible : l'homme qui était en face de lui s'écroula, mort. Armand poussa un gémissement en voyant le cadavre tomber sur le sol, mais son père le prit dans ses bras en poussant un cri de joie.

-Ça, c'est mon fiston !

Le woltarion fit semblant de sourire, mais au fond de lui, ce meurtre lui donnait envie de pleurer. Il se mit à rire, malgré son coeur, qui se faisait lourd dans sa poitrine.

-Héhé...

***

-HAHA !!!

Armand se tortillait de rire en admirant sa victime, un traître découvert dans la soirée, hurler de douleur en sentant les crochets des serpents se planter dans sa peau. Après quelques secondes, il se mit à cracher du sang, puis à respirer bruyamment.

-R'gardez çui là ! Il lui mord les COUILLES, HAHAHA !!!

Visiblement, le chef s'amusait beaucoup, ce qui n'était pas le cas des hommes qui l'entouraient. Parmi eux, plusieurs garçons de douze-treize ans à peine, qui assistaient au spectacle en serrant les dents pour ne pas pleurer. Certes, être présent lors de ces exécutions était un honneur, mais pour le moment, les jeunes woltariens avaient bien du mal à résister à l'envie de vomir.
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Onyric



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MessageSujet: 3   Dim 24 Juin - 21:29

Diamond, recroquevillée sur le lit d'Aaron, ruminait en fois encore ses crimes, les joues trempées de larmes, rongée par la culpabilité. Lorsqu'Effy entra, la petite woltarienne se cacha le visage en serrant les dents. Pourvu qu'elle ne fasse pas attention à ses yeux rougis ! Lorsque la jeune femme s'installa à ses côtés pour lui caresser les cheveux, Diamond se détendit aussitôt. Tout en l'écoutant parler, la petite woltarienne ouvrit un oeil et l'observa silencieusement. Effy se releva après un court moment, et la jeune fille se recouvrit immédiatement le visage. En l'entendant aborder le sujet d'Aaron, Diamond fronça la truffe en serrant les draps entre ses doigts.

-Hm... Fit-elle en baissant les oreilles, les yeux brillants. Effy vint s'asseoir à ses côtés et la petite woltarienne se redressa, tête baissée. Elle prit la tasse entre ses mains en remerciant à voix basse la jeune femme. Diamond observa un instant l'étrange mixture, avant de se tourner vers Effy. Elle lui adressa un léger sourire forcé, avant de sursauter en apercevant Aaron, qui venait de faire irruption dans la pièce. La jeune fille baissa immédiatement les yeux, ne sachant que faire d'autre. Après un court échange avec Effy, Aaron s'approcha pour lui caresser la joue, et Diamond releva la tête, surprise. Ce contact et le regard qu'il lui adressait lui arrachèrent un léger sourire, qui s'évanouit aussitôt lorsque le woltarien s'éloigna pour rejoindre la sortie. La jeune fille posa à nouveau les yeux sur sa tasse, avant de pousser un soupir.

-J'vais sûrement brûler en enfer pour avoir causé la mort d'autant d'hommes... Marmonna-t'elle, avant de boire une gorgée de sa boisson, le coeur serré.

***

Les chants des soeurs se firent plus forts, tandis que Diamond s'agenouillait lentement devant le Sage, qui l'observait avec bienveillance, un léger sourire aux lèvres. La petite woltarienne se tourna vers Aaron et lui adressa un petit signe de la main, avant de fermer les yeux, prête à recevoir la bénédiction du Sage. Le grand jour était arrivé, elle allait se marier sous le regard de Pala. Le vieil homme récita une prière, plongea ses mains dans l'eau bénite, puis la fit couler sur le visage de Diamond. La jeune fille poussa alors un hurlement déchirant. Elle passa ses doigts sur ses joues, puis se mit à gémir en sentant sa chair à vif. Lorsqu'elle leva les yeux sur le Sage, celui-ci recula, les yeux écarquillés.

-Ma fille...

La petite woltarienne se mit à sangloter, les oreilles baissées. Le vieil homme sembla reprendre un peu ses esprits à la vue de ses larmes, puis il poussa un soupir.

-Seuls les démons ou les coeurs impurs brûlent sous l'eau bénite. Trancha-t'il, avant de se tourner vers Aaron. Diamond suivit son regard, puis se mit à trembler en voyant la lueur de colère dans les yeux du woltarien. Exactement la même que celle qu'elle avait lue dans son regard, le jour où elle lui avait avoué son "infidélité".

-Tu m'as trahi... Grogna-t'il, les moustaches hérissées. La petite rousse secoua vivement la tête, incapable de prononcer la moindre parole, avant de pousser un nouvel hurlement de douleur. Une soeur venait de lui lancer de l'eau bénite, immédiatement imitée par les autres, qui l'arrosèrent et la chassèrent jusqu'aux portes du temple. Lorsque Diamond sortit, elle se retrouva face à une foule d'hommes et de femmes aux regards vides. L'un d'entre eux la pointa du doigt, puis lança :

-Tout est de TA faute ! TU nous as tués !

Une woltarienne au pelage lavande s'avança, le pelage hérissé, furieuse. Son visage était recouvert d'affreuses marques sanglantes, ainsi que de plusieurs énormes hématomes. Elle se tourna vers la foule, puis cria :

-Attrapons-la !

Diamond voulut retourner à l'intérieur du temple, mais les soeurs la menacèrent en brandissant leurs fioles d'eau bénite. La jeune fille se retourna, et la femme au pelage lavande se jeta sur elle, immédiatement imitée par tous les autres, qui l'attrapèrent de tout côtés. La petite woltarienne se débattit de toutes ses forces, hurlant à pleins poumons, impuissante.

Diamond ouvrit brusquement les yeux, le pelage trempé de sueur, le coeur battant la chamade dans sa poitrine. Elle mit un court instant à se rendre compte qu'elle était dans le lit d'Aaron, et que ce dernier la serrait justement dans ses bras en lui murmurant des paroles rassurantes. La petite woltarienne se blottit immédiatement contre lui, et se mit à sangloter silencieusement, incapable de retenir ses larmes.

***

Mélodie attrapa sa poupée préférée, qu'elle avait nommée Caroline, et l'installa dans sa petite voiture décapotable en plastique rose, avant de la faire rouler en imitant des bruits de moteur. Elle était en train de la garer devant sa maison de poupées lorsque quelqu'un frappa vivement contre la porte d'entrée. La woltarionne, espérant que c'était son frère qui venait leur rendre visite, se leva vivement, attrapa son ours en peluche O-B, et se précipita dans le couloir. Sa mère, qui venait d'ouvrir, se tenait face à deux inconnus, qui échangeaient un regard gêné.

-Maman...? Fit la petite fille, intriguée.

En voyant que sa mère ne répondait pas, Mélodie s'approcha lentement, sous les regards des deux hommes qui l'observaient en silence, et attrapa la main de sa mère. À ce contact, la woltarienne éclata brusquement en sanglots, avant de s'agenouiller pour prendre sa fille dans ses bras.

Durant les jours qui suivirent l'annonce de la mort d'Armand, sa mère passa son temps à pleurer et à regarder des photos de lui dans ses vieux albums. Un jour, elle finit par tomber sur l'un des clichés prit le jour de son dixième anniversaire. Une jolie petite woltarionne se tenait aux côtés de son fils, et tout deux semblaient rire aux éclats.

-Diamond... Souffla la femme avant de se lever brusquement. Elle se dirigea précipitamment vers sa commode, fouilla longuement à l'intérieur et fit par en sortir un petit carnet dont elle se servait pour noter les numéros de téléphone. Après avoir brièvement parcourut les pages, elle tomba sur un numéro en particuliers, et sortit son portable. Lorsque la voix de Kary résonna dans le téléphone, la mère d'Armand prit une petite inspiration, avant de se lancer :

-Kary, c'est... C'est moi, Eveline. [...] Oui, la maman d'Armand... [...] Oui, merci. Est-ce que Diamond est dans les parages ? [...] Non, je vous assure, elle n'a rien fait de mal ! Je veux simplement lui parler. [...] Oh... Dans ce cas, puis-je l'inviter à dîner demain soir ? [...] Merci, Kary. Au revoir.

Eveline raccrocha, puis poussa un long soupir, avant de se remettre à sangloter.

***

Diamond écarquilla les yeux, estomaquée. Un dîner avec la mère d'Armand ?! La petite woltarienne, abasourdie, mit un petit moment à se remettre. Lorsque Kary eut raccroché, la jeune fille s'empressa d'envoyer un message à Aaron :

J'suis invitée à dîner chez la mère d'Armand demain soir.

Diamond regretta immédiatement son geste. La réaction d'Aaron était à prévoir... La petite woltarienne poussa un soupir, puis se tourna vers Matt'.

-Dit, tu réagirais comment si la mère de ton pire ennemi invitait ta copine à dîner ? Demanda-t'elle sur un ton détaché, comme si de rien n'était.
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